Il était une fois mon premier sprint planning

Planning pocker

La gestion de projet en méthode V ça vous parle carrément. La méthodologie agile (SCRUM plus précisément) c’est le sujet du moment. Que vous soyez un expert ou un novice, j’ai eu envie de vous faire partager un retour d’expérience à la fois réelle et « miraculeuse »…

 

Vis ma vie agile

Après 6 ans de gestion de projet, c’est le bonheur de pouvoir encore s’émerveiller et apprendre. Voilà ce qui m’arrive depuis plusieurs semaines en immersion dans un projet agile. J’ai eu la chance de démarrer par une formation en bonne et due forme, puis de passer à la pratique.
Mardi j’assiste, en tant qu’observatrice, au 1er sprint planning d’un projet : réunion de 3 heures pendant laquelle le Product Owner présente le contexte du projet, son product backlog, et l’équipe évalue la complexité des user story engagées sur le premier sprint. (Pour les termes de barbare que je viens de citer, tout est expliqué ici).
Le formateur que j’ai eu la chance d’écouter pendant deux jours nous avait dit « un projet réussi, c’est un projet où tout le monde est content ». Sur le coup ça m’a fait sourire. Et bien mardi, je sors de réunion : j’ai le SMILE.

1er miracle

Le porteur du besoin arrive en réunion avec un seul document : un fichier excel d’une trentaine de lignes. Pas de cahier des charges de 120 pages imprimé en 10 exemplaires pour les 10 éventuelles personnes autour de la table.
Dans ce fichier excel il y a une phrase par fonctionnalité. Les fonctionnalités sont priorisées. Le document est lu par tous en réunion, à l’écran.
=> Mais quelle économie de papier !

2ème miracle

Le Product Owner commence par expliquer le contexte du projet avec des mots simples. Le contexte est assez spécifique : l’équipe commence à poser plusieurs questions pour s’approprier le sujet. On échange, on discute…
=> On se parle !! Et tout le monde a la même compréhension.

3ème miracle

Seules les user story contenant le plus de valeur sont traitées lors de la réunion. Un invité commence à tergiverser sur les éventuelles fonctionnalités à développer dans le cas où… Si le donneur d’ordre dit…. STOP ! Le Scrum Master rappelle les règles du jeu et protège le projet.
=> On ne traite que ce qui est indispensable et dont on est certain. Le porteur du besoin pourra changer autant de fois d’avis qu’il le souhaite sur le reste du périmètre.

4ème miracle

Ce phénomène est probablement celui qui m’a donné le plus d’espoir : sur chacune des user story, l’équipe agile pose des questions et propose des adaptations éventuelles en fonction de la complexité, de la valeur, etc…
=> Les développeurs ont la parole ! Mieux encore, on les écoute et on se fie à leurs remarques, à leurs idées, à leur créativité.

5ème miracle

L’équipe détermine la complexité des User Story. Le Product Owner fait confiance et n’intervient pas. Ici on ne parle pas de charge ou de durée, on parle de complexité. La durée on la connaît : c’est la durée du sprint : 3 semaines.
=> Finies les discussions interminables sur les délais, finis les engagements intenables, terminé le mensonge partagé : Les interlocuteurs sont décontractés parce qu’ils savent qu’ils auront forcément un produit livré à la fin du premier sprint.

6ème miracle

L’ensemble des réunions sont planifiées sur l’ensemble des sprints du projet entre le Product Owner et l’équipe agile.
=> On ne va plus se quitter !

Entre la théorie de ma formation et la pratique, il y a peu de différence. Bon ok c’est le début du projet mais j’ai bon espoir ! Scrum master, Product Owner, développeurs ont bien joué le jeu. Probablement parce que dès le départ, on part sur des objectifs réalisables : une réunion de 3 heures avec 4 angles à aborder (contexte, user story, complexité, planning).
Combien de fois, sur un projet en méthode V, je suis sortie d’une réunion de lancement, 1h30 plus tard que prévu, avec les idées confuses, une impression de devoir planifier la même réunion rapidement…
D’après mes lectures et mes discussions, on me promet d’autres miracles : un Product Owner et des développeurs qui se mélangent autour de la table et à la cantine, le succès de 90 % des projets… Et j’en passe. Vivement la suite !

Crédit image : Agile42

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Géraldine Legris

Je suis coach de sens.
Je crois que l'on fait bien les choses quand elles ont du sens : qu'elles répondent à un objectif aligné avec qui l'on est. Que l'on est meilleur à plusieurs. On naît bienveillants. Il y a plein de façons d’apprendre et surtout pas celle que nous avons suivi enfants. Le couple ne fonctionne que lorsque chacun a connaissance de qui il est, entretien sa liberté et se remet en question. Le feedback est essentiel. Et il y a une façon de le faire. Ca s’appelle la communication non violente. Les managers, on a besoin de vous. Et vous n’êtes pas seuls ! Et vous adorerez ce que vous faites quand vous oserez vous remettre en question. Nous ne savons plus jouer pour la plupart. Le jeu est le meilleur outil de dialogue avec nos enfants et entre équipes. La famille c’est un socle. C’est ce qui explique qui nous sommes. Mais ce n’est pas simple. Ce qui motive : un cadre clair, des règles, du feedback. Rien ne marche sans invitation.

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