Portraits

Ce matin en me levant, j’ai pensé au plaisir que j’avais ressenti dans le passé. Le plaisir de prendre mon appareil photo démodé, de fermer un oeil et révéler la beauté naturelle des personnes que j’ai eu l’occasion de croiser. Comme pour allumer la lumière sur des visages ternes ou renfermés. Pour montrer la profondeur, la vulnérabilité que l’on met tant d’énergie à masquer.

J’ai eu quelques occasions de le faire : des fêtes de famille, des copines enceintes, des moments de Sibylle que je voulais figer. On m’a souvent dit que je prenais de belles photos. Je n’ai jamais vraiment écouté. Je regarde aujourd’hui mon appareil comme un vieux copain. Quelqu’un que j’ai trimbalé partout, sans vraiment faire attention. Que j’ai posé sur le sable, laissé sans protection sous la pluie, cogné, laissé tomber. Mais un vieux copain que je connais si bien : ses faiblesses que j’accepte comme elles sont, ses qualités que je redécouvre à chaque fois avec surprise.
Et je repense à ces astuces grossière de retouche qui m’on values des compliments. J’avais presque honte de révéler qu’au delà de maîtriser Picasa et bien… Pas grand chose.
Mais quel plaisir de rendre les gens beaux. Enfin beaux selon ma conception : lumineux, vulnérables, fragiles, honnêtes.
Et quel plaisir de leur faire ce cadeau. De se voir à travers le regard de quelqu’un qui les trouve beaux. Parce que à chaque fois c’est pareil : dès que je mets mon appareil devant mon œil droit, il n’y a plus que la personne en face de moi. Il n’y a plus qu’elle et sa splendeur. Qui éclate. Ses petits détails si charmants. Ses expressions rien qu’a elle. C’est une sorte de magie qui opère.

Alors ce matin en me levant, je me suis dit que j’avais envie de retoucher à cette magie. J’ai regardé quelques photos déposées sur le web et je me suis dit que je les trouvais terriblement belles. Pas les photos. Mais les personnes. Je me suis dit aussi que cela avait été possible pour deux raisons : d’abord je connaissais ou on m’avait parlé de ces personnes. Et leur histoire imprégnée dans ma tête allait ressortir sur le papier. La deuxième c’est que rien n’a été forcé.

Je décide donc aujourd’hui de me lancer : voilà, je m’appelle Géraldine et je suis photographe. Et voilà comment je travaille :
Je fais des portraits. Pratiquement que des portraits.
Avant de vous regarder à travers mon appareil, j’ai besoin de vous connaître. De savoir quelques détails sur vous. D’échanger un peu. Je demande 150 euros pour le temps que nous allons passer ensemble. Pour pouvoir le faire sans stress et le faire bien. Je peux vous donner mille raisons de me commander une séance photos : parce que vous en avez besoin pour le boulot, parce que vous voulez faire plaisir à quelqu’un, parce que vous voulez vous voir à travers l’oeil d’une personne qui vous veut du bien. Je n’ai pas un appareil à 3000 euros. Ni ne maîtrise sur le bout des doigts des logiciels de retouche. Mais je ne suis pas certaine d’en avoir besoin.
A bientôt !

About the author

Géraldine Legris

Je suis coach de sens.
Je crois que l'on fait bien les choses quand elles ont du sens : qu'elles répondent à un objectif aligné avec qui l'on est. Que l'on est meilleur à plusieurs. On naît bienveillants. Il y a plein de façons d’apprendre et surtout pas celle que nous avons suivi enfants. Le couple ne fonctionne que lorsque chacun a connaissance de qui il est, entretien sa liberté et se remet en question. Le feedback est essentiel. Et il y a une façon de le faire. Ca s’appelle la communication non violente. Les managers, on a besoin de vous. Et vous n’êtes pas seuls ! Et vous adorerez ce que vous faites quand vous oserez vous remettre en question. Nous ne savons plus jouer pour la plupart. Le jeu est le meilleur outil de dialogue avec nos enfants et entre équipes. La famille c’est un socle. C’est ce qui explique qui nous sommes. Mais ce n’est pas simple. Ce qui motive : un cadre clair, des règles, du feedback. Rien ne marche sans invitation.

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