Le pouvoir des questions : la règle des 3 secondes (2/3)

Je continue ma série sur la magie, le pouvoir des questions. Après l’explication de la choice map, véritable socle de ma réflexion, j’ai envie de vous parler de Hal Gregersen, à priori un passionné d’innovation, de leadership et autres.

Dans sa conférence Ted intitulée « How to ask the right questions« , il dit plusieurs choses que je trouve passionnantes :

Le flot de questions de l’enfant

Quand nous sommes enfants, nous questionnons tout. Même lorsque nous n’avons pas encore l’usage de la parole, nous questionnons notre entourage. Il n’y a qu’à voir le regard d’un bébé qui découvre un nouveau contexte ou une nouvelle situation. Ou leur appétence à toucher, mettre à la bouche, sentir. Plus grands, vers quatre ans, l’enfant peut verbaliser ses questionnements. Et on assiste souvent à une explosion de questions.

Plus tard, les enfants s’arrêtent de poser des questions. La plupart du temps c’est parce que les adultes ne les écoutent pas. Et aussi parce que les adultes ne savent pas vraiment poser de bonnes questions.

La règle des 3 secondes

Des études montrent que lorsque les enseignants posent une question à leurs élèves (ex : combien font 1+1 ?), ils attendent en moyenne 1 seconde avant d’enchaîner sur une nouvelle question. Et lorsqu’ils posent une deuxième question, ils attendent alors en moyenne 0,5 secondes avant de combler le vide par une autre question. Pourquoi ? Parce qu’ils attendent une réponse précise.

Hal Gregersen explique que si la question était posée différemment (ex : pourquoi 1+1=2 ?), et que l’enseignant/parent/manager… Attendait minimum 3 secondes, il obtiendrait une réponse ayant beaucoup plus de valeur.

Créer une environnement de confiance qui favorise le questionnement et permette de changer le monde

Hal Gregersen explique que les personnes à la tête de grandes innovations ont posé des questions disruptives qui ont pu changer le monde.
Une question disruptive c’est une question en rupture avec tout ce que l’on sait déjà, nos propres jugements, nos croyances, pour permettre de créer de nouvelles choses. C’est le « learner path » dont je parle dans mon précédent article.

Le plus beau cadeau que l’on puisse faire à nos enfants, à nos équipes, à notre entourage, c’est de créer un environnement de confiance pour que les gens puissent poser et répondre à des questions.

« Il n’y a rien de plus dangereux que la bonne réponse à une mauvaise question ».

About the author

Géraldine Legris

Je suis coach de sens.
Je crois que l'on fait bien les choses quand elles ont du sens : qu'elles répondent à un objectif aligné avec qui l'on est. Que l'on est meilleur à plusieurs. On naît bienveillants. Il y a plein de façons d’apprendre et surtout pas celle que nous avons suivi enfants. Le couple ne fonctionne que lorsque chacun a connaissance de qui il est, entretien sa liberté et se remet en question. Le feedback est essentiel. Et il y a une façon de le faire. Ca s’appelle la communication non violente. Les managers, on a besoin de vous. Et vous n’êtes pas seuls ! Et vous adorerez ce que vous faites quand vous oserez vous remettre en question. Nous ne savons plus jouer pour la plupart. Le jeu est le meilleur outil de dialogue avec nos enfants et entre équipes. La famille c’est un socle. C’est ce qui explique qui nous sommes. Mais ce n’est pas simple. Ce qui motive : un cadre clair, des règles, du feedback. Rien ne marche sans invitation.

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