La magie, le pouvoir des questions (1/3)

Pour la première fois je décide d’écrire directement mon article dans mon interface wordpress. De gagner du temps. De me faire confiance. D’ailleurs j’aime de moins en moins cet outil. Je suis de moins en moins à l’aise avec le thème que j’ai. Ca va changer. Et globalement, beaucoup de choses vont changer sur theobserverself.com. Je vous préviens.

J’ai donné hier, le deuxième jour d’une formation « devenir coach agile » avec mon collègue et ami Hédi Kallel. Cette formation m’a faite grandir sur un certain nombre de choses. J’ai notamment pris le temps de me replonger dans ce sujet qui me passionne : le pouvoir des questions. Je décide de vous partager là comment j’ai présenté ce sujet à Fabrice et Laurence :

Nous sommes tous naturellement judgers

Dans notre quotidien, quand nous apprenons une nouvelle qui nous impacte, et j’insiste sur « qui nous impacte » (ex : on m’annonce qu’une nouvelle personne va rejoindre mon équipe ou j’apprends que mon mari ne veut finalement plus partir au ski en février, ou j’apprends que ma fille fait des crises à l’école…), nous avons très souvent une posture de « judger ». C’est un terme emprunté au livre de Marilee Adams dont j’avais parlé ici et ici. Et d’ailleurs, une grande partie de cette suite d’articles est inspirée de son ouvrage. Une posture de « judger » (terme que je vais garder car je ne trouve pas de traduction adéquate) c’est une posture en réaction. Nous réagissons. C’est probablement dû à notre ego. Notre ego qui est la partie en nous qui nous protège. Ce sont nos peurs. Et dans pareille situation, nous avons tendance à nous poser à nous ou à notre entourage, des questions fermées : Qui a décidé d’ajouter une personne dans l’équipe ? Pourquoi est-ce qu’il change d’avis sur les vacances ? Qu’est-ce qui lui prend de faire des crises à l’école ? 

Une question fermée selon moi, c’est une question dans laquelle j’introduis un jugement. Je donne un peu la réponse que j’attends dans la question que je pose. J’utilise une tournure de phrase qui invite uniquement à répondre oui ou non…

Attention, nous ne réagissons pas tous et tout le temps comme ça. Mais c’est un comportement naturel.

Les méfaits d’une posture de judger

On passe à côté de la vérité. On va probablement recevoir une réponse très pauvre par rapport à ce que l’on aurait pu apprendre de la situation.

Le futur n’est qu’une version recyclée du passé : le jugement que l’on porte au moment de poser la question, c’est un jugement qui nous vient de nos peurs. Les peurs vécues dans le passé. En restant attaché à ses peurs, on empêche que le contraire se produise. On s’empêche une forme de créativité, de renouveau.

On se tend physiquement. On a les épaules qui remontent. Les mâchoires qui se serrent. On s’entretien dans une posture négative. Mais pourquoi est-ce qu’ils ont décidé d’ajouter une personne à l’équipe ?! Grrrr…

Ce chemin du judger amène à un mal être général. On se laisse enliser dans une boue qui ne permet pas de résoudre un problème.

judger path

Comment se sortir de cette posture de judger et adopter une posture de learner

En prenant conscience du chemin que l’on prend : celui du « judger ». Cela nécessite un peu d’introspection (tiens c’est marrant ! Ce ne serait pas le titre de ce blog?!) Cette introspection permet de faire un pas en dehors de la situation, de se mettre en position méta, de se regarder réagir.

En faisant un choix. En décidant de changer de chemin.

En optant pour des questions plus ouvertes. Ex : Qu’est-ce que pourrait nous apporter cette personne qui va rejoindre l’équipe ? Qu’est-ce que pense mon mari qui décide d’annuler nos vacances au dernier moment ? Qu’est-ce que ma fille ressent d’autre quand elle se met très fort en colère ?

The switching questions

Marilee Adams propose concrètement trois questions pour basculer du chemin du « judger » au « learner »:

Sur quel chemin je suis ? Quelles suppositions suis-je entrain de faire ?
Comment est-ce que je peux penser autrement cette situation
Qu’est-ce que l’autre personne pense, ressent ou veut ?

Que va nous apporter le chemin du « learner » ?

Le chemin du « learner » c’est le chemin de la curiosité. De la créativité.

On va sortir  d’une situation engluée. Cela nous ouvre de nouvelles possibilités. On apprend des choses jamais soupçonnées. On se détend. On est heureux (Marilee Adams affiche clairement un soleil au bout du chemin).

Le chemin du « learner » c’est le chemin de l’écoute active. L’écoute qui amène l’autre ou la situation à du positif. On va concrètement vous dire : « ohlala, toi tu sais écouter ».

The learner path

Soyez « learner » avec vous-même et avec les autres

Cet article est déjà bien trop long. Vous vous êtes probablement arrêté dans la lecture si vous êtes comme moi et que nous ne supportez pas de scroller plus de deux fois. Et pourtant j’aimerais vous proposer ici deux choses très concrètes :

Quand vous êtes dans une situation inconfortable, qui vous rend mal à l’aise, posez-vous, à vous-même, une série de questions ouvertes. Allez-y, notez ces questions sur un papier. Faites votre propre question storming. Vous apprendrez bien des choses.

La prochaine fois que vous poserez une question à quelqu’un, demandez-vous sur quel chemin vous êtes ?

Cet article est pour ma petite maman que j’aime.

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About the author

Géraldine Legris

Je suis coach de sens.
Je crois que l'on fait bien les choses quand elles ont du sens : qu'elles répondent à un objectif aligné avec qui l'on est. Que l'on est meilleur à plusieurs. On naît bienveillants. Il y a plein de façons d’apprendre et surtout pas celle que nous avons suivi enfants. Le couple ne fonctionne que lorsque chacun a connaissance de qui il est, entretien sa liberté et se remet en question. Le feedback est essentiel. Et il y a une façon de le faire. Ca s’appelle la communication non violente. Les managers, on a besoin de vous. Et vous n’êtes pas seuls ! Et vous adorerez ce que vous faites quand vous oserez vous remettre en question. Nous ne savons plus jouer pour la plupart. Le jeu est le meilleur outil de dialogue avec nos enfants et entre équipes. La famille c’est un socle. C’est ce qui explique qui nous sommes. Mais ce n’est pas simple. Ce qui motive : un cadre clair, des règles, du feedback. Rien ne marche sans invitation.

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